En 2005, la France se voit attribuer un record des plus… inavouables. Avec presque 10g l’alcool dans le sang, un automobiliste 37ans a perdu le contrôle de sa voiture à Polliat, petite ville du Rhône-Alpes, et s’est retrouvé dans le fossé.
Lorsque les gendarmes qui l’ont contrôlé ont vu le taux d’alcoolémie de l’homme, ils n’en ont pas cru leurs yeux. Ils ont donc fait le test, une seconde fois, pour confirmer le résultat. Proche du coma éthylique, l’homme avait 9,75g/l d’alcool dans le sang.
Indemne, l’homme a comparu, quelques jours plus tard, devant le tribunal correctionnel de Bourg-en-Bresse. Il a écopé de 8 mois de prison dont 7 avec sursis, de 3 ans de mise à l’épreuve sans pouvoir repasser le permis de conduire et d’une amende de 150€.
C’est une peine très légère quand on connaît les conséquences d’un tel taux sur le corps humain. Au-delà de 3g/l d’alcoolémie, l’intoxication est sévère et le risque de coma éthylique, d’hypothermie et d’hypoglycémie importants. Dès 3,8g/l, des décès sont comptabilisés. Si les 5g/l sont dépassés le sujet risque fortement la mort. Ce qui vous laisse imaginer l’état d’inconscience avec lequel l’homme a pris le volant ce soir-là.
Le précédent record avait été établi par un Bulgare en janvier 2005. Emmené à l’hôpital après avoir été renversé par un camion, il affichait 9,14g/l d’alcool dans le sang. Il aurait bu 2l d’alcool fort. Il détrônait un letton, qui, en décembre 2003, avait été contrôlé avec 8g/l d’alcool dans le sang. Avec de tels taux, autant dire que ces hommes ont été chanceux ! C’est le genre de tristes records qu’on n’a pas envie de voir se répéter.










